Culture / Le REPAACCI forme les acteurs du milieu, à la protection et la valorisation de leurs créations


Afin de permettre aux artistes d’améliorer un temps soit peu, leur condition de travail et de vie, le REPAACCI (Réseau des professionnels des arts et de l’action culturelle de Côte d’Ivoire) a organisé le jeudi 19 juin 2025, au musée des civilisations de Côte d’Ivoire, un atelier de formation sur la compréhension de la propriété intellectuelle.
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Propriété intellectuelle et industrie de la musique, du cinéma, du livre, des arts visuels, de la mode et du design : Protéger, valoriser et vivre de sa création, c’est la problématique centrale abordée lors de l’atelier de cette formation, destinée aux acteurs des industries culturelles et créatives.
« La protection des oeuvres, des créations à l’ère de la propriété intellectuelle. C’est une thématique qui intéresse plus de créateurs aujourd’hui. L’objectif de cet atelier de ce jour, c’est de pouvoir réunir les experts et aussi les structures compétentes à savoir, l’office national de la propriété intellectuelle, le BURIDA et le Ministère de la culture et de la francophonie, pour pouvoir former, informer et instruire les acteurs du secteur des ICC, sur la nécessité pressante de protection, de volorisation de leurs créations à travers les mécanismes juridiques qui sont offerts par la propriété intellectuelle. » a déclaré Brice APEA, Président du REPAACCI.

Au cours de cette journée de formation, ce sont au total cinq(5) modules de formation qui ont été développés, successivement par des figures connus du milieu des arts et de la culture, telles que Patricia KALOU, (Présidente du CPAC)I, Delors INABO (juriste et promoteur culturel) et des experts de l’OIPI et du BURIDA. Tous, sont unanimes sur la nécessité pour les acteurs du monde des arts et de la culture, de comprendre les impacts de la propriété intellectuelle dans la gestion de leurs carrières.
« Cet atelier est vraiment très important pour une structure comme l’office national de la propriété intellectuelle, dans sa quête de vulgarisation de cette notion de propriété intellectuelle. Nous sommes là pour faire comprendre aux acteurs du monde de l’industrie de la musique et de la mode, qu’au delà de leurs œuvres traditionnelles qui relèvent de droits d’auteurs, qu’il existent d’autres aspects de la propriété intellectuelle qui pourraient leurs permettre d’avoir des revenus supplémentaires. » a dit TOUHIBI BI SEHI Benjamin, Directeur des marques, des dessins et modèles industriels, des droits d’auteur et des questions émergentes.

Patricia Claude KALOU, intervenant en qualité d’expert sur la sous thématique « Vivre de son art », a d’abord partagé son expérience personnelle en tant que productrice et cheffe d’entreprise, avant de donner un message fort, invitant les participants à la patience et à la résilience.
« Déjà vivre de son art, il faut être passionné de cet art qu’on a choisi, parce que si vous voulez exercer dans quelque chose, que vous n’aimez pas, ça va être difficile. Surtout au début, je pense que ce qui anime, quand on vit de son art, c’est la passion. Il faut être passionné comme ça, quand ça marche ou ça ne marche pas, la passion vous anime. Donc pour pouvoir vivre de son art, il faut déjà avoir cette passion là. Il faut avoir de la résilience, de la patience parce que c’est à long terme. C’est pas quelque chose qui marche tout de suite, donc il faut vraiment avoir de la patience, de la résilience mais savoir qu’au final, ça marche. » Patricia Claude KALOU, Présidente de la CPACI.

Les acteurs du monde des arts et de la culture, venus nombreux à cette énième activité du REPAACCI, ont salué cette initiative, qui permet à certains artistes qui enregistrent vingt ans de carrière, de comprendre des choses qui pourraient améliorer leurs conditions de travail.
« Vingt ans de carrière mais il y a des choses que je viens d’apprendre aujourd’hui. Et cela m’a fait du bien. », a laissé Émi TIAPO, artiste chantre gospel.
« A travers les interventions, on a constaté qu’il faut travailler mais il ne suffit pas de travailler il faut se promouvoir soi même afin de montrer à la nation ou à l’international que tu travailles, parce que tant que tu ne te fais pas découvrir, on ne peut pas te découvrir. C’est une très bonne formation, on a été très satisfait. » a laissé ADOU Kouakou Emmanuel alias AKÉ, artiste peintre.

Il faut rappeler que cette formation d’une journée, initiée par le REPAACCI, présidé par Brice APEA, a été ouvert par Dr Elvis ADJAFFI, Directeur des affaires juridiques et de la coopération, représentant Madame Françoise REMARCK, Ministre de la culture et de la francophonie, qui dans son allocution, a rappelé aux participants, l’importance de la formation, avant de les inviter à faire protéger leurs œuvres.
« Toute personne qui crée une oeuvre, a besoin de voir son œuvre protégée, valorisée pour qu’en retour, cette personne puisse vivre de son art. » a déclaré Dr Elvis ADJAFFI, représentant Madame Françoise REMARCK, Ministre de la culture et de la francophonie.

Après cet atelier de formation sur la propriété intellectuelle, le REPAACCI, s’inscrivant depuis des années dans une dynamique de formation, envisage faire une tournée au plan national, en vue de donner des formations spécifiques par secteur, répondants aux besoins des acteurs du monde des arts et de la culture.
Liste des modules de l’atelier de formation
Module1 : L’impact et l’utilisation judicieuse de la propriété intellectuelle sur la valorisation des créations ;
Module 2 : Comprendre les droits dans la musique, le cinéma, la mode et le design ;
Module 3 : Mécanismes de gestion des droits et de redevances au profit des auteurs, des créateurs et des producteurs.
Module 4 : Les défis auxquels font face les acteurs de la musique, de la mode et du design.
Module 5 : Les actions entreprises par l’État et le Ministère pour aider les acteurs de la musique, du cinéma, de la mode et du design à vivre de leur travail.







